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La situation sécuritaire à l’est du Sénégal, est marquée ces derniers temps, par des flux d’arrivées de personnes originaires du Mali et du Burkina Faso. La plupart de ces familles, sont installées dans les villages comme Gabou, Guthié, Diabal, et Wouro Thierno, dans le département de Bakel.
Selon ces personnes rencontrées par notre agent sur le terrain, c’est du fait de la situation d’insécurité et des risques de persécution dans leurs pays, que ces familles ont décidé d’entrer et de se réfugier au Sénégal.
D’après les informations reçues d’un des proches de la famille maraboutique de Wouro Thierno dans la commune de Bélé, certaines familles sont là depuis 2023, d’autres depuis l’année passée. Mais, le village continue de recevoir des déplacés venus du Mali et du Burkina. Durant ce mois, le village a enregistré l’arrivée de deux grandes familles burkinabés qui s’étaient installées dans un village près du fleuve Sénégal depuis 2023.
D’après la même personne, quelques déplacés venus du Mali, ont été rapatriés par les autorités Sénégalaises, quelques temps après leur installation à Wouro Thierno.
Cette situation a été corroborée par deux reportages effectués à Wouro Thierno, sur les ondes RFI, l’un paru le 21 juillet passé t titré «de nombreux réfugiés maliens et burkinabés affluent dans la région de Bakel», et l’autre, le 24 juillet, intitulé « les réfugiés maliens et burkinabés en quête de papiers pour pouvoir s’intégrer».
Au village de Gabou, chef-lieu de la commune du même nom, sept (07) nouvelles familles composées au totale de quatre-vingt-trois (83) membres sont venues s’ajouter aux cinquante-neuf (59) familles de 414 membres qui étaient déjà installées dans la commune depuis avril 2023. Cette nouvelle vague provient de la région de Kayes au Mali, précisément dans le village de Lany et de la ville de Kayes. Selon notre agent de terrain qui s’est entretenu avec ces déplacés, les causes de départ évoquées sont principalement liées, à des cas de tortures, de menaces et de toutes sortes d’exactions de la part de leurs voisins.
C’est pourquoi, ils soulignent qu’aujourd’hui le seul endroit où ils espèrent trouver refuge, paix et sécurité, c’est au Sénégal. Le chef du village de Gabou explique que ces familles sont venues en vagues successives et à des dates différentes. La première vague est venue vers le neuf(9) juillet 2025, la seconde est venue précisément le 11 juillet 2025 et la dernière ce 23 juillet passé, dont une partie est encore en cours de route vers le Sénégal.
Il est à noter, que sur les huit familles, une est d’origine Mauritanienne, installée au Mali depuis les événements de 1989, comme en attestent leurs documents de réfugié.
Ces populations manquent presque de tout : logement, habillement, nourriture, santé… Les enfants n’ont pas accès à l’éducation faute de documents d’état civil et les jeunes filles exposées à toutes sortes d’abus et de violence.