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Le Fonds d’Affectation Spéciale des Nations Unies pour la Sécurité Humaine à travers l’OIM, l’UNHCR et le PNUD finance le Projet « Renforcer la sécurité humaine dans les municipalités prioritaires des régions frontalières du Sénégal dans un contexte de défis interconnectés en matière de sécurité, de changement climatique et de migration ».
Le programme cible deux (02) communes situées le long de la frontière Sénégal – Mauritanie, à savoir Bokidiawé (région de Matam) et Mbolo Birane (région de Saint-Louis) et le CTR de Matam et de Saint- Louis.
Ces communes ont été identifiées en raison de leur déficit important en matière de sécurité humaine dans les sept dimensions (santé, économie, environnement, alimentation, personnelle, communautaire et politique).
Ainsi, dans le cadre de la mission plusieurs activités ont été déroulées afin d’atteindre les objectifs fixés :
L’atelier d’idéation et de cartographie des défis et voies vers une cohésion pacifique, la résilience et la sécurité humaine s’est tenu les 25 et 26 Aout 2025 à Ourossogui, dans le département de Matam avec la présence les municipalités de Bokidiawé et Mbolo Birane, des autorités administratives, des leaders communautaires, des jeunes, des femmes, des services techniques étatiques et financiers et des organisations de la société civile.
L’objectif général de cet atelier largement atteint, était d’identifier, d’analyser les principaux défis liés à la cohésion sociale, la résilience et la sécurité humaine, de cartographier les risques et de proposer des voies stratégiques concertées pour une paix durable et inclusive.
Pour se faire une méthodologie a été adoptée par les facilitateurs pour l’attente des objectifs :
Cette méthodologie a permis de mettre en lumière des constats majeurs lors des travaux de groupe :
A l’issue des deux jours de travaux, un plan d’action concerné à été mis en place par les participants à horizon 2030 afin de faciliter la résilience et la coexistence pacifique dans la zone.
Au total quatre (4) G.I.E ont été choisis en fonction de leur capacité de résilience économique, de l’impact de leur projet et de la vulnérabilité de leurs membres, dans la commune de Bokidiawé. Ces groupements ont été retenus pour un financement et un appui technique dont les deux sont prioritaires en raison de leur spécificité et de leur projet innovant.
Deux GIE prioritaires ont été retenus et reçus des appuis matériels :
Etant dans une zone reculée et parfois difficile d’accès en période d’hivernage, le G.I.E qui s’active dans la production de jus locaux éprouve d’énormes difficultés à avoir l’accès à la matière première sans compter l’acheminement du produit fini. Confronté à des difficultés de transport et d’écoulement de leur produit, chaque membre du G.I.E était obligé de prendre quelques bouteilles de jus pour les vendre.
Fort de ce constat, un appui de deux (2) motos tricycles et d’un fonds de roulement pour une durée de six (6 mois) en matière première ont été octroyés au GIE.
Ce GIE s’activant dans la production de savon et de gel anti-moustique (produit phare), ce qui lui a permis de se différencier aux autres. En effet, cette activité de production de gel anti-moustique offre des possibilités d’extension et de partenariat avec les Communes, le Ministère de la Santé, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) etc.
Formé en 1998 par l’ONG TOSTAN, les membres du G.I.E ont vu leur activité de production ralentir en raison du manque de confiance, de commercialisation et de financement. Par ailleurs, mis à part les membres du G.I.E aucune transmission générationnelle de compétence n’a été effectuée depuis la formation initiale afin d’assurer la relève.
C’est ainsi, qu’une formation des jeunes du village a permis de réunir 11 apprenantes et 5 formateurs, le samedi 30 aout. Cette formation de transfert de compétence a permis la production de 250 gels anti-moustique, fabriqués grâce à l’appui du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour la Sécurité Humaine (UNTFHS).
Œuvrant dans la transformation agro-alimentaire, le G.I.E dispose d’un local et d’une machine de transformation non encore fonctionnelle. En effet, bien qu’ayant accès à l’électricité, le G.I.E peine à installer la seule machine de transformation dont il dispose dans le cadre de leur activité.
Produisant à petite échelle en raison du manque de ressources, les équipements reçus par le GIE dans le cadre du projet UNTFHS, bien que non prioritaire, permettront une production de plus 6 mois aux membres du comité et de redémarrer leur activité de production.
Seul G.I.E dont le président est un homme, ils s’activent dans la saponification. Ce G.I.E, non prioritaire dans le cadre du projet, a reçu un appui en matière première et en matériel pour la fabrication de leur produit.
Suite à l’atelier d’idéation et la remise des équipements aux GIE de la commune de Bokidiawé, une caravane de restitution des dons a été organisée dans les localités de Sadel, Kiriré et Bokidiawé, avec la présence de l’Équipe des Nations Unies (ENU : HCR, PNUD) et le partenaire GVF, ainsi que la Sous-préfecture de Ogo, l’ARD de Matam, les services régionaux de développement communautaire, de l’Action sociale, de la Femme, du Maire de la commune de Bokidiawé et de la presse locale.
Le clou de la caravane fut la rencontre à la Mairie de Bokidiawé, présidée par le Sous-préfet de Ogo. En plus des GIE de Sadel et Kiriré 2, deux autres GIE de Bokidiawé à savoir les femmes Unies et l’Association des handicapés, étaient présents à la cérémonie de restitution officielle des dons.
Dans leurs discours, les 5 GIE n’ont pas manqué de remercier le HCR, le PNUD, GVF, l’Eta du Sénégal et la Mairie de Bokidiawé. Avec cet appui en équipements et en produits de base en stock suffisant, elles espèrent développer leurs activités de production et mieux écoulés leur marchandises.